lundi 22 septembre 2008

Cohabitation

Cohabitation - Politique : Mutation génétique incontrôlée par laquelle deux hommes politiques opposés tentent de parler d'une même voix, dite gauche-droite ou droite-gauche, ce qui produit évidemment des couacs. En fait, il y en a toujours un des deux qui est vizir et l'autre qui veut être vizir à la place du vizir. Ca vous rappelle une bande dessinée, n'est-ce-pas ? Les problèmes de cohabitation occupent 100% du temps des politiques, ce qui leur évite de se pencher sur les vrais problèmes, ceux qui intéressent les citoyens. Technique : En informatique, la cohabitation ne marche soi-disant pas : on est Mac ou PC, Windows ou Unix, miniteliste ou internaute…On est exclusif par principe, parce qu'on ne fonctionne qu'avec des 0 et des 1. Dans la réalité, tout ça peut très bien marcher ensemble mais personne ne vous dit comment. Voir 01. Société : prélude au PACSAutres mots... 

Cocos

Cocos - Anciennement : abréviation populaire de " communistes ". Aujourd'hui : raccourci pour consommateurs connectés . Une expression qui aurait du théoriquement s'abréger " concons " mais cela frisait le politiquement incorrect, si ce n'est le kakemphaton (rencontre de deux sons qui produit un effet désagréable ; exemple : " Je suis Romaine hélas puisque mon époux l'est " , Corneille, Horace, première version, nous explique Claude Gagnière*.) Le coco moderne dépense beaucoup plus que l'ancien et surfe sur internet, en général sur des sites de cul où il cherche fiévreusement comment aller plus loin sans donner son numéro de carte bleue, ce qui est extrèmement difficile mais il paraît qu'on peut y arriver. Le coco est suréquipé (téléphone portable, PC de poche, DVD, etc.) et passe son temps à régler les problèmes de connexion entre ses différents appareils. * " Pour tout l'or des mots ", Editions Robert LaffontAutres mots... 



Click and Mortar

Click and Mortar - Littéralement " du clic et du mortier " : désigne une entreprise traditionnelle du BTP (celle qui fait du brick and mortar) qui tient absolument à aller sur internet pour vendre son béton. Et par extension tout type d'entreprise qui se met au e-business en faisant des contorsions invraisemblables (par exemple en modifiant toute son organisation). En fait, pour le client, comme il faut bien se faire livrer ce béton, c'est souvent plus rapide de passer un coup de fil au commerçant de matériaux du coin. Mauvaise traduction : " au claque et mourir ".Autres mots... 

Citation

Citation - Alibi. Quand on ne sait pas quoi dire, on se cache derrière une citation, voire une allusion, ce qui est nettement plus perfide. Il est de bon ton dans les discours stratégiques du monde high tech ou politique de citer l'apophtegme de tel ou tel auteur classique, qu'on n'a évidemment jamais lu mais qu'on a trouvé en deux clics de mots-clés sur citationsdumonde.com. La référence culturelle légitime l'imperméabilité du discours. Léon-Paul Fargue disait un truc du genre : " Utiliser une citation classique, c'est comme exhumer sa grand-mère devant sa maîtresse "…Que le lecteur me pardonne mes travers obituaires et que toutes les maîtresses du monde sachent qu'il y a toujours quelque chose à apprendre de l'aïeule de leur amant. * dans l'excellent ouvrage : " Les allusions littéraires " de Jean-Claude Bologne, chez Larousse.Autres mots... 

Chat

Chat - Prononcez tchatte. De l'anglais to chat, causer. Rien à voir avec le sexe féminin ni avec l'animal de même nom, si ce n'est que, dans ces forums de bavardage sur internet, on sort parfois ses griffes et on parle souvent sexe.


Car le niveau des discussions, alimentées par de jeunes internautes boutonneux pré-pubères et analphabètes, est largement en dessous de la ceinture.


Le chat a son propre jargon ; par exemple si on vous écrit CUL, répondez OK sans rougir, car ce sont les initiales en phonétique anglaise de " See-You-Later " (à plus tard).


Citons également en français les inénarrables: mdr pour " mort de rire " ou oqp pour " occupé ".


Mais, le plus drôle, ce sont les smileys ou binettes en québécois, une suite de petits signes tapés au clavier pour exprimer un sentiment ou une opinion. En fait, pour les comprendre, il faut tourner la tête de 90° sur la gauche, ce qui est le moyen le plus commode pour lire un écran, et là, effectivement, on voit apparaître une sorte de petit dessin naïf. Faisons un exercice : voici quatre smileys avec, en dessous, leurs définitions dans le désordre, à vous de les rapprocher (la solution sera dans un prochain livre).c=:-) [:-) 8-) <|:-) " c'est un Chinois " ; " je mets des lunettes "; " il porte un walkman " ; " c'est un chef cuisinier ". Autant d'expressions indispensables pour chatter correctement.


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